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Cantines scolaires : tous égaux ? - RMC

Cantines scolaires : tous égaux ?

De plus en plus d’enfants se verraient refuser l’accès aux cantines scolaires. Sous prétexte de problèmes de handicap ou d’allergie, les communes allègent leurs listes d’attente surchargée. Choquant ?

 
La rédaction avec Lionel Top | RMC.fr | 04/09/2012
 


L’accès à la cantine scolaire est-il un droit comme les autres ? C’est la question que se pose Dominique Baudis, le Défenseur des droits, qui vient de lancer une vaste enquête sur la question. De plus en plus d’enfants n’auraient pas accès à la cantine et les plaintes des parents s’accumuleraient sur son bureau. Parents actifs ou non, distance du domicile, les communes sont en effet nombreuses à mettre en place des critères, n’hésitant pas pour certaines à refuser la prise en charge d’enfants allergiques ou handicapés. En cause, bien souvent, le nombre limité de places, qui pousse les mairies à trouver des subterfuges pour refuser des enfants.

« Je n’ai jamais refusé un enfant »

 
Pourtant, la loi interdit la pratique. A partir du moment où il y a une cantine scolaire, elle doit être ouverte à tous sans distinction. Evelyne Beaumont, adjointe au maire d'Arras, en charge de l'éducation, n’a ainsi « jamais refusé aucun enfant. Pour chaque enfant avec un problème et devant suivre un régime, quelle que soit l’origine, les enfants reçoivent leur repas comme les autres, avec les particularités dues à leur régime. Tous les enfants, maintenant, ont leur repas fourni par le prestataire. C’est fait par la ville d’Arras, donc j’imagine que ça doit être possible ailleurs ».

« L'école ne peut pas être tenue responsable »

 
Mais le problème est plus complexe, estime Corinne Tapiero, la vice-présidente de la PEEP, une des principales associations de parents d’élèves. Pour elle, c’est avant tout la responsabilité des parents. « Je considère que les familles qui font déjeuner leur enfant à la cantine prennent des risques, puisque leur enfant n’est pas à l’abri de manger quelque chose qui ne convient pas aussi au moment de la récréation. Et je pense que dans ces cas-là, l’école ne peut pas être tenue responsable d’un défaut de surveillance pour ce qu’il se passerait ».


05/11/2012
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